Vive la rentrée, vive 2020 !

J’adore la nouvelle année, les résolutions et les espoirs que 2020 porte en elle. Mais cette rentrée, plutôt que d’essayer de tenir une résolution de toute façon intenable, je me fixe comme objectif de me donner les moyens de vivre pleinement 2020 !

Je ne parle pas tant de la rentrée scolaire de septembre, car elle signifie que l’automne approche, et autant ce camaïeu de couleurs chaudes me ravie (vive les feuilles mortes!), autant j’ai l’impression d’entrer en phase de décompression. Les journées qui raccourcissent, l’été qui s’en va, les vacances avec, le bronzage qui moisit et les amours mortes… me plongent dans un état de mélancolie sans commune mesure. Autant dire que cet état d’esprit ne se prête guère à des changements de vie trop drastiques. Je vis alors cette période comme un temps calme, une introspection, une réflexion sur ce que nous voulons et attendons de la vie. Emplis d’espoirs.

La nouvelle année est en revanche synonyme de nouveau départ. Un souffle nouveau s’engage, qui plus est en 2020 avec le début d’une nouvelle décennie dont nous attendons tous beaucoup. Ce qui devait s’en aller, ce qui était dépassé, est parti, une bonne fois pour toute.

Et si le mot de « résolutions » m’a longtemps fait peur, j’ai appris aujourd’hui à l’apprivoiser et à le charger du sens de l’intention plus que de l’obligation. Comme des espoirs mais pour lesquels on mettrait tout en œuvre pour qu’ils deviennent réalités !

Pour commencer ce petit travail nécessaire, j’ai essayé il y a quelques semaines de me reconnecter à mon enfant intérieur.

Mon premier souvenir marquant remonte au 31 décembre 1997. Je me trouvais au milieu de toute ma famille, sur le toit de chez mes grands-parents dans une banlieue chic. Nous attendions le feu d’artifices comme chaque année.

10…9…8…7…6…5…4…3…2…Bonne annééééeee !

La jeune fiancée de mon oncle s’était mise à pleurer d’émotions. Je ne comprenais pas du tout ce qui se passait, je ne savais pas si je devais moi aussi être triste ou feindre une émotion que je ne ressentais pas. Son joli visage rempli de taches de son aux yeux verts, baigné de larmes, se baissait vers moi et me regardait en criant : « mais c’est la fête, c’est incroyable, on sera bientôt en l’an 2000 ! ».

C’est là que j’ai compris que l’on pouvait pleurer d’émotions, et que c’était beau. Depuis, j’attends avec impatience l’instant où mon émotion subjuguera tout le reste et où moi aussi j’aurais le droit d’être une femme qui pleure devant la beauté du monde … ! Pour l’instant, ce n’est pas arrivé. Alors, pour la nouvelle année, pas de résolutions qui emprisonnent, mais l’espoir de se donner les moyens de ressentir pleinement les énergies lumineuses et inouïes de la vie. Vive 2020 !



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